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1. Répétitions

Article du 13 octobre 2006, rédigé par Brice Parent (modifié le 26 décembre 2006 et consulté 458 fois).
Compte-rendu des répétitions
vendredi 29 septembre 2006 Présentation de l’atelier.
Lecture de l’acte I de La Puce à l’oreille de Feydeau
jeudi 5 octobre Lecture de l’acte II.
jeudi 13 octobre Lecture de l’acte III.
Les répétitions auront désormais lieu en alternance (jeudi et vendredi).
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Toutes les photos.

vendredi 20 octobre Lecture d’Amour et piano et de Gibier de potence.
Article détaillé.
jeudi 26 octobre Essais de jeu. Essai de diction pour le personnage de Camille Chandebise.
vendredi 10 novembre Lecture de Tailleur pour dames
vendredi 30 novembre Photos
Documents joints
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15 octobre 2006, Blaise, C’est quoi l’atelier ?

Cher Brice , j’ecris ici un commentaire mais tu peux editer ce dernier en un article pouvant servir de référence à tous ceux curieux de savoir ce qu’est en réalité l’Atelier Théâtre de l’Ecole Alsacienne...

Pour ma part je suis arrivé dans cet univers étrange alors que je n’étais que en 3ème (fait exceptionnel vu que l’atelier est réservé aux élèves du Lycée !!). Je dois avouer que les premières répétitions m’ont fait assez peur...des gens fous qui ne parlent pas comme tous les monde, ne se déplacent pas comme tous le monde et surtout...ne ressentent pas les mêmes choses que tout le monde...c’est assez perturbant dans un premier temps...
Au début on se dit que ces gens n’accepterons jamais un nouveau tout petit qui ne sait pas se lacher...et pourant c’est là le fondement de l’atelier...l’ouverture sur les autres.
D’un point de vue personnel c’est ce qui me touche le plus lorsque j’assiste à un regroupement des "théâtreux". Personne n’est mieux qu’un autre, on ne fait aucune differences tout le monde est pareil.

Une répétition c’est comment ?
Elle commence devant l’école a des horaires differents (parfois 9h du matin !). On se retouve tous, et on change de planete, finit la terre et ses préjugés de merde et ses interdictions. Ici pas de limites on est libre on quitte la réalité que l’on connait pour en trouver une autre.
L’arrivée du maître marque le début des choses serieuses...on le reconnait grace a sa Mercedes bleue et...son mini-moi qui se ballade tout le temps derière lui. Nous entrons ensuite dans les sous soles de l’école...un monde comme celui de l’atelier ne se trouve logiquement pas en surface...trop risqué.
Début d’année rime avec découverte des nouveaux, lecture de pièces, travail avec le texte sur scène puis choix de la pièce. Ah oui j’oubliais de préciser que le but premier de cet atelier est de mettre en scène une pièce qui sera ensuite représentée par l’ensemble de la troupe. Bref, vers la mi decembre une première distribution est formulée par Mr Brice Parent (metteur en scène de l’Atelier théâtre de l’Ecole Alsacienne). Des changements peuvent avoir lieu dans cette distribution de "travail".
Mi fevrier rime avec le véritable début d’une aventure. Les rôles sont disrtibués...il faut apprendre son texte...dur ! Mais ce n’est pas un début simplement lié à l’apprentissage sinon à la découverte. La troupe devient petit à petit une famille. Le mot famille n’est pas trop fort croyez moi car vous ne pouvez plus vous passer de la compganie de ces gens la, ils font partie de vous et ensemble vous formez une fondation qui s’appuie surtout sur le rire et l’amitié (je sais ça fait un peu gai mais bon faut bien dire la vérité quoi !).
Plus on se rapproche de l’échéance et plus on doit répéter et par conséquent voir notres nouvelle famille...ces moments on surement été les seuls de ma vie où je n’avais qu’une envie...partir de chez moi pour aller à l’école.

FIN (de la 1ère partie)
la suite prochainement...

16 octobre 2006, Brice Parent, Merci beaucoup, cher Blaise...

pour cet article. J’aime beaucoup ce genre de témoignages et de participations. Bravo. J’attends la suite avec impatience, et les participations des autres également...

NB. J’ai publié ton article ici, et si tu veux qu’il soit signé de ton nom, il faut que tu t’inscrives (pour cela clique sans crainte sur "administration" en bas de cette page).

18 octobre 2006, Simon, La face obscure de l’ATEA...

Je me suis inscrit l’année dernières à l’ATEA, sans savoir à quoi m’attendre. Tout semblait normal. Les anciens étaient gentils avec moi ; ils avaient pleins de blagues entre eux que personne d’autre ne pouvait comprendre, et un comportement un peu étrange, mais rien qui ne m’alarmât. Puis, un jour, l’initiation : on a pris les nouveaux en photo l’un après l’autre contre un mur pour afficher le portrait de chacun sur internet. Ce fut le début de la descente. J’avais inconsciemment intégré une secte secrète. Ils se font passer pour une troupe de théâtre, mais leurs réunions hebdomadaires servent en fait à honorer le culte du libertinage. Leurs plaisanteries hermétiques dissimulent une mentalité dépouillée de tabou ; ils ne connaissent que la perversion.

Quand je dis "ils", je devrais dire "nous", car je suis désormais l’un d’eux. J’ai pris goût à leurs néfastes activités nocturnes. A plusieurs reprises, je me suis fait passer pour une femme sous les yeux de plus de trois cent spectateurs. J’ai feint le suicide devant tout le monde. Au cours d’une répétition, j’ai même vu deux femmes se transformer en ânesses. Le mal a contaminé jusqu’à ma parole et mes gestes. Donc voilà.

Bien que je sois encore capable de prendre un certain recul, je ne sortirai jamais indemne de ce périple. Ma morale est teintée de théâtre. Je vois des nouveaux venus, ignorants de ce qui se prépare. Je voudrais les prévenir, mais ma corruption est telle que je désire leur déchéance, espérant qu’un jour ils tomberont aussi bas que moi dans les limbes du mal. Alors prenez garde de cette joyeuse troupe, elle n’est que dramatique décadence.

...Vive l’ATEA

19 octobre 2006, Béatrice, Cathos, Hypolyta, Laure..., Dur dur...

Et oui dur dur après 3 années exceptionelles passées à l’atelier de partir comme ça sans avoir vraiment le choix (l’hypokhâgne n’étant en réalité qu’un rennoncement perpétuel aux choses agréables...)... Et puis dur dur de voir que (mais bon fallait s’y attendre) l’atelier continue sans nous (enfin bon nous c’est moi mais quand meme). Pendant ces 3 années j’ai rencontré des gens pour le moins extraordinaires parce qu’ils ne vivent vraiment pas comme les gens normaux. Petit à petit ils sont partis mais les "nouveaux" ont su nous faire oublier leur absence. Dur dur aussi de se dire que contrairement à d’habitude je ne passerai pas mes vacances de pâques à l’école, que je ne ressentirai plus ce sentiment grisant que celui que l’on a quand on monte sur scène (surtout lorsqu’on rentre en première seule sur scène devant 300 personnes...), que je ne connaitrai plus toutes les répliques de la pièce par coeur et que je ne comprendrai surement plus les allusions entre les comédiens. Et surtout ce qui va me manquer c’est d’aller inlassablement me plaindre à Brice pour les rôles... Mais bon c’est la vie et puis Brice si tu as par hasard besoin de quelqun pour faire pillier je suis preneuse (je suis passée maître dans ce domaine)...

25 novembre 2006, Maia, Répétitions d’octobre

Bon, je vois que cette page est faite pour les nostalgiques, ce dont je fais entièrement partie...
Cinq pièces, cinq rôles (a peu près) différents, cinq expériences différentes, mais une chose est restée la même : un incroyable sentiment d’appartenance, de famille, d’amitié, de bellitude, en gros. Encore aujourd’hui, exilée aux USA, j’ai toujours l’impression de faire partie de la troupe, et je sais que je vais passer mes vacances de Pâques à aider pour les décors, les costumes, les maquillages, LE CYCLO (je sais pas comment ça s’écrit, mais vous comprenez le concept). Enfin, tristesse de la vie de ne plus VRAIMENT participer. Mais, Brice, si tu as besoin de quelqu’un en plus, je suis de retour aux alentours du 12 mai...
Vous me manquez trop les gens...
un dernier mot, qui représente l’expérience ateienne : BELLITUDE qui dure forever de toujours éternel

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